Au travail · 7 septembre 2026
Sophrologie pour gérer une crise d’anxiété
Si vous traversez une crise ou des idées noires : le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24 h/24) ou le 15 (SAMU) répondent immédiatement, partout en France.
Protocole immédiat : s'asseoir, pieds à plat, mains sur cuisses. Respirer 4″/6″ pendant 5 cycles, ancrage 10″. Arrêter si vertiges, fourmillements ou aggravatio
Photo Ahmed akacha / Pexels
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En cas de crise d’angoisse : s’asseoir, poser les pieds à plat, respirer 4″ inspiration / 6″ expiration pendant 5 cycles, puis revenir au calme — arrêter si vertiges, fourmillements ou augmentation d’angoisse et consulter.
Protocole immédiat (premier écran)

1) Position. S’asseoir, dos appuyé si possible, pieds à plat, mains sur les cuisses.
2) Respiration guidée. Inspirer sur 4″, expirer sur 6″. Répéter 5 cycles.
3) Ancrage corporel. Pendant 10″, focaliser sur trois points : la plante des pieds, le diaphragme, le contact des mains sur les cuisses.
4) Signal d’arrêt. Arrêter immédiatement si vertiges, fourmillements, essoufflement ou si l’angoisse augmente.
Précautions (extrait du dossier) : la respiration contrôlée peut provoquer vertiges, fourmillements ou majoration d’angoisse chez certaines personnes ; ne pas pratiquer en conduisant. Ne pas pratiquer en cas de troubles cardiorespiratoires non stabilisés, d’antécédent d’épilepsie, de troubles paniques non pris en charge, ou pendant la grossesse sans avis médical.
Pourquoi ça peut aider (explication physiologique)
La base physiologique : le rythme cardiaque varie avec la respiration (arythmie sinusale respiratoire). Respirer lentement autour de la fréquence de résonance (≈ 4,5–6,5 respirations par minute) augmente l’amplitude de la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC). C’est un mécanisme décrit dans la littérature (Lehrer & Gevirtz, Frontiers 2014) ; cela explique pourquoi une respiration lente peut modifier l’état physiologique sans promettre un résultat clinique.
Différence à garder en tête : les études portent souvent sur du biofeedback de VFC (capteur + rétroaction). Les résultats observés avec ces dispositifs ne se transfèrent pas automatiquement à une pratique de respiration libre sans capteur.
Protocole court utilisable au bureau (≈ 3 minutes)
1) 30″ stabilisation : s’installer, poser les pieds, respirer librement.
2) 1′ de respiration guidée : 4″ inspiration / 6″ expiration, enchaîner 6 cycles.
3) 30″ récupération : respirer normalement, garder les yeux ouverts si vous êtes en open space.
Consignes pratiques : rester assis·e, ne pas fermer les yeux en public si cela vous met mal à l’aise, ne pas pratiquer en conduisant ni en nageant. Arrêter si vous ressentez vertige, fourmillements, essoufflement ou une augmentation d’angoisse.
Cas particuliers et risques — pour qui éviter / quand consulter
- Éviter ou demander un avis médical : antécédent de trouble panique, épilepsie, problèmes cardiaques ou respiratoires, grossesse, antécédent d’épisode psychotique, dépression sévère.
- Si idées suicidaires, agitation incontrôlable ou danger pour soi/autrui : appeler les services d’urgence, contacter 3114 (numéro national de prévention du suicide) ou le médecin traitant.
Que dit la science et les autorités sur la sophrologie et l’anxiété ?
L’INSERM (rapport décembre 2020) conclut qu’on ne peut ni affirmer ni infirmer l’efficacité de la sophrologie, signale l’hétérogénéité des études et des formations, et interroge la sécurité/les effets indésirables. Le ministère de la Santé classe la sophrologie parmi les pratiques de soins non conventionnelles et rappelle l’absence d’évaluation systématique. Les programmes structurés de pleine conscience et le HRV biofeedback montrent des effets modestes dans des méta-analyses, mais leurs protocoles diffèrent des pratiques libres comme le « 365 » qui n’a pas été testé comme protocole clinique.
Quand et comment consulter un professionnel
Pour un suivi médical ou un diagnostic : contacter le médecin traitant. Pour des risques liés au travail (épuisement, burn-out) : consulter le médecin du travail. En cas de détresse immédiate ou d’idées suicidaires : appeler 3114, les urgences ou le médecin traitant.
Ce que la pratique NE FAIT PAS
- Ne pose pas de diagnostic.
- Ne prescrit rien et ne remplace pas un avis médical.
- Ne prétend pas soigner ou guérir une affection.
- Ne touche pas le corps et n’est pas une hypnose clinique.
Ressources et sources consultées
- INSERM — Evaluation de l’efficacité et de la sécurité de la sophrologie – 2020consulté le 01/09/2026
- Ministère des Solidarités et de la Santé — Pratiques de soins non conventionnellesconsulté le 01/09/2026
- Ameli — rubrique remboursements (rappel non-remboursement Assurance Maladie)consulté le 01/09/2026
- Légifrance — Exercice illégal (articles L.4161-1 et suivants)consulté le 01/09/2026
- 3114 — Numéro national de prévention du suicideconsulté le 01/09/2026
- Lehrer PM & Gevirtz R — Heart rate variability biofeedback: how and why does it work? Frontiers in Psychology 2014consulté le 01/09/2026
- Goessl, Curtiss & Hofmann — Meta-analysis HRV biofeedback (Psychological Medicine 2017)consulté le 01/09/2026
- Goyal et al. — Meditation programs for psychological stress and well‑being. JAMA Intern Med 2014consulté le 01/09/2026
À suivre dans cette rubrique
- Sophrologie ou hypnose pour gérer l’anxiété
- Techniques de relaxation rapides au travail
- Arrêt de travail burn-out : durée, IJSS, démarches

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Ce site décrit des pratiques et l'état réel de leur preuve ; il ne remplace ni un diagnostic ni un suivi médical. En cas de doute sur votre état de santé, consultez un médecin.