Formation : une menace de financement pour les petites entreprises dès 2026 ?
Les nouvelles règles de financement pourraient fragiliser l'accès à la formation professionnelle.
Par Chloé Lemoine
À partir de 2026, le paysage de la formation professionnelle pourrait subir des bouleversements significatifs, notamment pour les petites entreprises. Selon des informations rapportées par CPFORMATION, AKTO, l’un des principaux acteurs du financement de la formation, a annoncé la suspension de son soutien pour les petites structures. Cette décision pourrait engendrer des conséquences notables, tant sur le plan économique que social, affectant directement la compétitivité des petites entreprises.
Les conséquences de la suspension du financement

Cette décision pourrait avoir des répercussions profondes sur la capacité des petites entreprises à investir dans le développement des compétences de leurs employés. En effet, la formation professionnelle est un levier essentiel pour l’amélioration de la productivité et la compétitivité des entreprises. Si le financement devient plus difficile à obtenir, de nombreuses petites entreprises pourraient se voir contraintes de réduire ou d’annuler leurs projets de formation. Cela pourrait également entraîner une stagnation des compétences au sein des équipes, rendant ces entreprises moins adaptables face aux évolutions du marché.
À long terme, cette situation pourrait également nuire à l’attractivité des petites entreprises pour les talents. Les employés, en quête de développement professionnel, pourraient être moins enclins à rejoindre des structures qui ne peuvent pas offrir de formation adéquate. En conséquence, cela pourrait créer un cercle vicieux où la difficulté à attirer des talents se traduit par une baisse de la performance et de la compétitivité.
Un changement de cap pour la formation professionnelle
Le financement de la formation professionnelle a été un sujet de débat ces dernières années, avec plusieurs réformes visant à le rendre plus accessible. Cependant, l’annonce d’AKTO pourrait marquer un retour en arrière, fragilisant ainsi l’accès à la formation pour un grand nombre de travailleurs. Les petites entreprises, souvent moins bien équipées pour faire face à des coûts supplémentaires, pourraient être les plus touchées par cette évolution. Cela soulève des questions sur l’engagement des acteurs du financement envers le développement des compétences dans le secteur.
Les petites entreprises ont souvent des budgets limités et doivent prioriser leurs dépenses. La suspension du financement de la formation pourrait donc les amener à choisir entre investir dans la formation de leurs employés ou maintenir leur activité quotidienne. Cette situation pourrait également exacerber les inégalités entre les grandes entreprises, qui ont davantage de ressources pour investir dans la formation, et les petites structures, qui peinent déjà à se maintenir à flot.
Quelles alternatives pour les petites entreprises ?
Face à cette situation, les petites entreprises devront explorer d’autres options pour financer la formation de leurs employés. Cela pourrait inclure :
- La recherche de partenariats avec d’autres entreprises pour mutualiser les coûts de formation.
- L’utilisation de subventions gouvernementales ou d’aides spécifiques destinées aux petites entreprises.
- La mise en place de programmes de formation internes, qui peuvent être moins coûteux et adaptés aux besoins spécifiques de l’entreprise.
Cependant, ces alternatives nécessitent souvent des ressources et une planification qui peuvent faire défaut aux petites structures. De plus, la mise en œuvre de solutions alternatives peut demander un investissement de temps et d’énergie que les petites entreprises n’ont pas toujours. Il est donc crucial qu’elles commencent à élaborer des stratégies dès maintenant pour maintenir l’accès à la formation.
En conclusion, la suspension du financement de la formation par AKTO pour les petites entreprises à partir de 2026 soulève des inquiétudes quant à l’avenir de la formation professionnelle. Les entreprises doivent dès à présent envisager des stratégies pour maintenir l’accès à la formation et garantir le développement des compétences de leurs employés. Dans cette période d’incertitude, il peut être judicieux de consulter un professionnel qualifié pour explorer toutes les options disponibles et s’assurer que les petites entreprises puissent continuer à évoluer et à prospérer.

Rédactrice · bilan de compétences, reconversion, CPF
Chloé Lemoine couvre le bilan de compétences et la reconversion professionnelle : dispositifs, financement par le CPF, étapes et pièges à éviter. Elle s'appuie sur les textes officiels (Code du travail, France Travail, Mon Compte Formation) et date chaque vérification.


